Du temps de LA RÉVÉLATION DES PYRAMIDES (piraté en 2012), les débuts de la civilisation remontaient à Sumer, aujourd’hui tout cela est intégré avec Gobekli Tepe, ce qui fait tout de même quelques milliers d’années plus tôt : les chercheurs alternatifs ont bien raison de s’accrocher car – trop lentement il est vrai – ça bouge.

Nous avons donc, durant ce mini âge glaciaire du Dryas Récent, des sédentaires, organisés en groupes spécialisés, capables d’extraire d’énormes blocs homogènes de calcaire, de les transporter, de les ériger, de les orienter et de les sculpter en “ronde-bosse”… bien loin, dans cette partie du monde a minima, de l’image du chasseur cueilleur primitif. Comme dit dans BAM, de là à envisager que la civilisation soit plus évoluée que ce que l’on pense généralement, il n’y a plus qu’un tout petit pas à faire.

Homo Sapiens est le même partout sur la planète et semble être âgé d’au moins 200 000 ans, mais peut-être 300 000 si on se fie aux dernières découvertes… faudrait-il donc croire que nous n’aurions quasiment pas évolué durant cet énorme lapse de temps pour d’un coup passer à la sédentarité, en bâtissant aussitôt des temples mettant en oeuvre des monolithes de 20 tonnes… tout ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, c’est certain : ces savoirs et techniques proviennent bien de quelque part.

Concernant l’entrée dans le Dryas Récent, selon Graham Hancock, une soixantaine de scientifiques approuvent d’ores et déjà ce qui s’appelle dorénavant “l’hypothèse de l’impact” et nul doute que les avancées technologiques vont nous permettre de mieux comprendre ce qu’il s’est passé et comment ça a pu se passer. Graham Hancock poursuit son excellent travail d’investigation avec son nouvel ouvrage “AMERICA BEFORE” et explore une piste plus qu’intéressante sur les Amériques…

Oui, sans prophétisme aucun, il va y avoir des surprises dans les années à venir car grâce à l’ouverture de scientifiques face à des faits – jusqu’ici méconnus ou mal considérés – et aux nouveaux moyens techniques à notre disposition, nous allons finir par sortir de la vision étriquée de l’Occident qui s’est gardée le meilleur rôle dans l’Histoire humaine, pour finalement nous rendre compte que tout est bien moins linéaire et manichéen que ce qu’on croit. Les Anglo-saxons sont bien plus ouverts et détendus que nous sur ces questions ; le jour où leurs scientifiques s’empareront du sujet, la raison supplantera l’émotion et le genre “d’article” – où un journaliste et un archéologue qui n’ont pas vu le film se permettent néanmoins d’écrire une page entière dessus – retournera tranquillement là où il aurait mieux fait de rester pour ne pas déshonorer ces deux professions ; il ne faudra ensuite pas longtemps pour que la thèse évoquée dans B.A.M soit enfin sérieusement discutée.

“Ridicule, dangereux, évident”, comme le dit si bien Idriss Aberkane…