« MAIS QU’EST-CE QUE C’EST, BAM ? »

BAM est l’acronyme de « Bâtisseurs de l’Ancien Monde », une investigation sur le passé de notre planète qui séduit le grand public par l’audace de l’hypothèse défendue, tout autant que par le soin apporté aux prises de vues qui rendent ce voyage autour du monde féérique.

BAM séduit également par l’effet qu’il procure : naviguer dans le temps et dans l’espace, confortablement assis dans son fauteuil à contempler ces superbes réalisations de nos ancêtres oubliés, fait également prendre beaucoup de recul par rapport à notre époque, à l’intensité des événements que notre société traverse depuis quelques décennies et au flou artistique concernant notre avenir. Si le lien entre sites archéologiques anciens et direction de notre avenir ne vous apparaît pas clairement au moment où vous lisez ces lignes, vous le comprendrez mieux après avoir vu BAM : ce n’est pas seulement un film, mais une véritable expérience, au coeur de la beauté et du génie des réalisations de nos ancêtres. Une expérience qui fait du bien et c’est là le plus important.

Les plus célèbres sites de l’île de Pâques, du Pérou (Cuzco, Sacsayhuaman, Ollantaytambo, Machu Picchu, Naupa Iglesia, Caral Supe, Nazca), de la Bolivie (Tiahuanaco, Puma Punku), de l’Égypte (Luxor, Serapéum, Gizeh), de la Turquie (Gobekli Tepe), de la Grèce (Mécanisme d’Anticythère), du Cambodge (Angkor Vat, Ta Phrom, Bayon) et de l’Inde (Barabar, Mahabalipuram) tous réunis, et comme vous ne les avez peut-être encore jamais vus, entrecoupés d’interviews de scientifiques et d’experts tels qu’Érik Gonthier, géologue du Musée de l’Homme, Graham Hancock, journaliste et chercheur, Christopher Dunn, ingénieur et chercheur, Mallku Aribalo, Historien du peuple Inca et Chaman, Yanis Bitsakis, physicien, Mathias Buttet, ingénieur directeur de la recherche et du développement de la société Suisse Hublot, Jean-Louis Boistel, Compagnon, médiéviste et tailleur de pierre, Pascal Waringo Compagnon et spécialiste des mesures médiévales, Bleuette Diot, historienne et chercheuse, Quentin Leplat, enseignant et chercheur, qui vous embarqueront dans un extraordinaire périple à travers le temps, aux confins des origines de notre civilisation.

Évidemment, le film en dérange certains… mais on n’a jamais fait avancer les choses sans s’attirer les foudres de ceux qui résistent aux idées nouvelles.

Différents chemins mènent à BAM

Vous avez pu entendre parler de BAM de différentes manières, en fonction de l’ouverture d’esprit de votre interlocuteur.

La première pourrait être par un collègue ou un ami enthousiaste, les traits tirés, qui vous confie n’avoir pas pu dormir après l’avoir vu, tant le film a soulevé de questions et réveillé de choses : il ou elle va essayer tant bien que mal de vous restituer en quelques secondes l’essentiel de ce qu’il ou elle a retenu, et vous risquez d’être un peu déconcerté(e)… il ne vous restera plus qu’à tenter l’aventure afin de vous en rendre compte par vous-même.

La deuxième, par un ou une universitaire spécialisé(e) dans l’archéologie ou l’égyptologie mais plus probablement sur Internet, par un individu se présentant comme « rationaliste sceptique »  –  ou appartenant au mouvement de Zététique – très agacé(e), qui ne tarira pas à notre encontre de qualificatifs du type « charlatans », « pyramidiots », « complotistes » ou encore « escrocs intellectuels (et pas que) ». L’hypothèse défendue par le film sera probablement amalgamée avec « les gens qui croient aux extraterrestres » et immédiatement placée dans la zone intellectuelle de non droit dans laquelle se trouve tout ce qui est marginalisé par notre société – ou plutôt les média qui ne restent qu’à la surface des choses – des anti-vaccins aux adeptes de la « théorie du complot », en passant par le veganisme, etc. Bref, il ou elle prendra du temps, voire interviendra dans une conversation en cours et s’évertuera à « anéantir » tout début de crédibilité du sujet en reléguant le film au rang de « film complotiste », étant entendu que si vous êtes amateur(trice) de ce genre de films ainsi catégorisé par ses soins, c’est assurément que vous êtes douteux(se). Cette manière de faire n’est pas nouvelle et a toujours été représentative des pensées dominantes ou consensuelles : des sorcières aux communistes, en passant par toute autre minorité qui oserait penser ou croire différemment.

La troisième, plus rare, par une personne « neutre », qui vous proposera de regarder le film et d’en parler calmement ensuite, car « certaines choses méritent explications ». En réalité, arriver à cette neutralité marque déjà un gros travail d’ouverture d’esprit, car tout être humain a besoin de croire en quelque chose face à l’absence d’explications, notamment concernant « le grand mystère de la vie », qu’il s’agisse de croire au hasard ou en une divinité, l’attitude la plus rationnelle possible face à la croyance étant « je ne sais pas ».

Comme dit précédemment, le film n’assène pas de vérités, mais vous propose de considérer ce dossier autrement, sous un angle plus technique : comme vous allez pouvoir le constater, les énigmes posées par ces sites archéologiques prennent une toute autre lueur.

Un scepticisme naturel

Il est parfaitement normal d’être sceptique face à la promesse faite par ce film : « et si nous n’étions pas la première civilisation avancée de la Terre ? », car l’évidence veut que cela soit impossible. 

Tout d’abord, si c’était vrai, ça se saurait : la science en parlerait sur les plateaux de télévision et dans les documentaires. Or ce n’est pas ce qui est raconté par l’égyptologie et par l’archéologie, pour lesquelles l’Homo Sapiens se serait sédentarisé il y a maintenant près de 11/12 000 ans – chiffre considérablement reculé de 4 000 ans en moins d’une décennie, tandis qu’on est encore sur les Sumériens dans le grand public – puis aurait lentement évolué, de manière linéaire, du silex taillé aux nanotechnologies actuelles.

Ensuite, il paraît peu probable ou étonnant que des « non scientifiques » puissent en savoir davantage que des gens qui ont consacré leur vie au sujet… alors que c’est précisément ce qui libère le regard et permet de s’affranchir d’une forme de conditionnement due à l’emprise du savoir accumulé par les prédécesseurs, difficile à remettre en cause et plus particulièrement en égyptologie. Il faut savoir que dans la science, on distingue les sciences dites « dures » des sciences dites « molles ». Les sciences dures s’appuient sur des protocoles expérimentaux et se basent sur des faits reproductibles et mesurables : les résultats sont incontestables.
Les sciences molles (psychologie, histoire, etc.) ajoutent une partie « science dure » quand elles le peuvent, à la partie « molle » basée sur l’interprétation, fluctuant bien évidemment avec l’émetteur(trice) et le type d’approche : c’est la nature du ratio entre les deux qui est délicate. Pour ce qui nous concerne, nous estimons qu’une trop grande place est faite à l’historique au détriment du factuel, et c’est en ce sens que la démarche de BAM nous apparaît vitale. Si demain vous décidiez de vous faire construire une pyramide, vous ne feriez pas appel à un historien mais à un architecte et à une entreprise qualifiée : c’est ce que BAM fait pour tenter de comprendre, car si les moyens techniques et les méthodes ont changé à travers le temps, la pensée d’un architecte ou d’un ingénieur reste rigoureusement la même, surtout face à des édifices majestueux et durables qui ont survécu au temps… et aux séismes.

Lorsque l’on sait par exemple qu’il n’existe aucun écrit concernant l’édification de la grande pyramide de Gizeh avant Hérodote aux alentours de -500 avant notre ère – soit plus de 2 000 ans après la date de construction supposée par l’égyptologie – alors tout ce qui nous est rapporté sur le chantier, qui a largement varié au cours du siècle qui vient de s’écouler, est à prendre au conditionnel. Or il s’avère que lorsque vous osez le remettre en question, vous vous faites aussitôt insulter ou dénigrer ! C’est pour cette raison que des scientifiques, ingénieurs et techniciens sont de plus en plus nombreux au fil des ans à se rallier à notre prisme technique de lecture de ces réalisations anciennes.

Approche technique versus approche historique

L’approche développée dans le film est purement technique : face à un anachronisme apparent – les blocs les plus anciens sont les plus massifs et les mieux ajustés – face à des prouesses architecturales souvent minimisées, face à des similitudes techniques et artistiques, et indépendamment de ce que dit l’Histoire, BAM s’interroge sur la possibilité d’une source de savoirs et techniques communs, provenant d’une civilisation humaine ancienne qui aurait été anéantie lors d’un cataclysme survenu au moment d’une période appelée « Dryas Récent ». Lors de cette épisode géologique survenu il y a environ 12 800 ans, la température planétaire globale chute brusquement de 7°, se maintient à ce niveau durant 1 300 ans, pour ensuite brutalement remonter de 10° : un événement qui aurait été conservé par l’Humanité dans ses textes fondateurs, mythes et légendes, tandis qu’il aurait été oublié par l’Histoire.

Il existe actuellement une opposition concernant les causes du Dryas Récent, période bien connue sans toutefois qu’on en comprenne véritablement l’origine, avant que de nouvelles études scientifiques proposent « l’hypothèse de l’impact », pour laquelle l’entrée dans le Dryas Récent serait due aux divers impacts de fragments d’une comète (par exemple : Sedimentary record from Patagonia, southern Chile supports cosmic-impact triggering of biomass burning, climate change, and megafaunal extinctions at 12.8 ka). Dans son dernier ouvrage “America Before”, le rigoureux journaliste et chercheur Graham Hancock éclaire encore davantage cet épisode en passant en revue l’épicentre de ce cataclysme, l’Amérique, dont on connait en réalité très peu l’histoire ancienne.

BAM passe bien évidemment en détail la grande pyramide de Gizeh mais également des sites et problématiques méconnus. Pour exemple, les grottes de Barabar, en Inde, que nous avons scannées en 3D et dont nous avons mesuré les surfaces à l’aide d’un rugosimètre : le résultat est une précision des formes creusées dans le granite comprise entre 2 et 5 mm, une planéité des parois de l’ordre de celle du verre… dans un matériau plus dur que l’acier trempé. Des volumes précis qui laissent supposer l’emploi de fréquences sonores dans un but précis : lequel ?

Selon l’archéologie, ces grottes seraient les plus anciennes de l’Inde. C’est justement ce qui pose problème : puisqu’elles seraient les premières et que la précision de leur réalisation ne sera jamais plus égalée durant les siècles suivants alors que les savoirs et techniques sont supposés progresser, puisqu’on ne retrouve pas d’essais préalables, les architectes réalisateurs de ces grottes auraient donc commencé directement par des chefs d’oeuvres.

Dans ce cas particulier, la pression de l’Histoire a fait que personne avant nous n’avait investigué de cette manière dans ces grottes, car attribuées aux Mauryas, des ascètes peu préoccupés de musique et de chants, il s’ensuit donc que « toute propriété sonore de ces grottes ne pourrait être que fortuite ». C’est pourtant bien l’inverse qui se dessine, car comme vous le verrez dans BAM, ainsi que dans le livre associé, (oui, c’est de la pub, je sais, mais c’est le seul moyen de vous le faire connaître 😊), l’attribution de ces grottes aux Mauryas est loin d’être aussi sûre que certains l’ont affirmé, surtout quand l’approche technique vient invalider cette hypothèse.

S’interroger ne veut pas dire conclure : le dossier est solidement étayé de faits sur lesquels il est parfaitement légitime et nécessaire de se pencher. Mais c’est maintenant à vous d’en juger : vous n’êtes plus qu’à quelques clics d’un documentaire qui pourrait totalement bouleverser votre vision de l’Histoire de l’Humanité… et de notre avenir.

ENVIE DE VOIR BAM ?